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Une nouvelle vague de cybercriminalité dangereuse, connue sous le nom d'escroquerie du « hacker fantôme » (https://www.varindia.com/news/Phantom-Hacker%E2%80%99-Scam-Steals-8,350-Cr-in-a-Year), a dérobé plus de 8 350 crores de roupies (1 milliard de dollars américains) à des victimes âgées dans le monde entier, principalement aux États-Unis, en seulement un an. Les criminels se font passer pour des agents de support technique, des employés de banque et des enquêteurs gouvernementaux afin de convaincre leurs victimes que leurs comptes bancaires ou leurs appareils ont été piratés.
L'escroquerie se déroule en trois phases de manipulation. Premièrement, les fraudeurs suscitent la peur avec de fausses alertes de sécurité ou des fenêtres contextuelles prétendant signaler des infections par des logiciels malveillants ou des activités suspectes. Ensuite, ils font pression sur les victimes pour qu'elles installent un logiciel d'accès à distance, en prétendant qu'il s'agit d'une mesure de protection, mais en réalité pour obtenir le contrôle total de l'appareil de la victime. Enfin, des escrocs se font passer pour des « sauveteurs » du gouvernement, affirmant que la banque est compromise et incitant leurs victimes à transférer de l'argent vers un prétendu compte sécurisé, entièrement contrôlé par les fraudeurs.
La plupart des victimes sont des personnes âgées de plus de 60 ans, souvent peu familiarisées avec les outils numériques, ce qui les rend vulnérables à l'intimidation et aux pièges de la prise de décision rapide. L'intelligence artificielle a considérablement accéléré l'ampleur de cette escroquerie : le clonage vocal, l'usurpation d'identité de l'appelant et les documents falsifiés réalistes (deepfakes) rendent la fraude quasiment indiscernable d'une communication légitime. Selon les rapports, la fraude facilitée par l'IA a augmenté de 600 % au cours de l'année écoulée.
Le professeur Triveni Singh, expert en cybercriminalité, prévient que les criminels modernes ciblent la confiance et les émotions humaines plutôt que les systèmes. Il souligne qu'aucune institution légitime ne demande jamais d'accès à distance ni de transfert d'argent par téléphone ou par courriel, et exhorte chacun à vérifier les communications suspectes directement auprès des canaux officiels.
L’escroquerie du « hacker fantôme » illustre comment le progrès technologique est instrumentalisé pour tromper les plus vulnérables. La sensibilisation, la maîtrise des outils numériques et le signalement immédiat demeurent les meilleurs remparts contre ces menaces en constante évolution.