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Le dernier débat en date en Virginie a opposé John Reid, candidat républicain au poste de lieutenant-gouverneur, à une version numérique de son adversaire, Ghazala Hashmi.
Pourquoi c'est important : Cette année électorale est de plus en plus surprenante.
Contexte : Reid, animateur radio conservateur de la région de Richmond, a organisé un « débat » de 40 minutes en solo mardi soir, après que la sénatrice démocrate Hashmi a refusé à plusieurs reprises d'y participer.
La diffusion sur YouTube montrait Reid à la tribune, face à une Hashmi pixélisée prononçant des propos générés par IA d'une voix robotique imitant vaguement la sénatrice. L'équipe de campagne de Reid a indiqué à Axios que l'IA avait été entraînée à partir des déclarations publiques de Hashmi.
Les questions, posées par un modérateur de chatbot en tailleur, portaient sur des sujets aussi variés que l'économie, l'éducation, l'avortement, la violence armée, l'immigration et les droits des mineurs transgenres.
L'équipe de campagne de Hashmi a déclaré à Axios que la sénatrice n'avait pas autorisé l'utilisation de son image à cette fin.
« Reid ne s'intéresse qu'à des coups bas », a déclaré la porte-parole de la campagne, Ava Pitruzzello, qui a toutefois souligné que l'IA « Ghazala » reflétait fidèlement la vision de Hashmi.
Selon son équipe de campagne, Hashmi participait mardi soir à un événement consacré à la hausse des coûts de l'énergie.
Parallèlement, le Parti démocrate de Virginie a félicité Hashmi pour sa victoire.
Vue d'ensemble : L'année électorale en Virginie a été chaotique, marquée par un scandale impliquant un candidat au poste de procureur général (Jay Jones) et par la tentative, brève, du parti républicain de Reid de l'évincer suite à la publication sur les réseaux sociaux de photos d'hommes nus, publications que Reid a toujours nié avoir partagées.
Enjeu : À l'échelle nationale, l'utilisation de l'IA en politique, notamment par le président Trump, a suscité des inquiétudes quant à l'éthique et la réglementation.
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Selon une analyse d'Axios, au moins 27 États ont réglementé l'utilisation de l'IA dans les campagnes politiques, certains allant jusqu'à l'interdire dans les mois précédant une élection.
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Le gouverneur Youngkin a opposé son veto à un projet de loi similaire cette année, le qualifiant de « solution irréalisable » et de « structure d'application impraticable ».
À suivre : la question de savoir si les législateurs relanceront les restrictions sur les deepfakes lors de la prochaine session de l'Assemblée générale.