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Un nouveau rapport du Citizen Lab de l'Université de Toronto a identifié des clients gouvernementaux suspectés du logiciel espion Paragon Solutions (https://www.scworld.com/news/android-spyware-kospy-spread-by-suspected-north-korean-apt) dans six pays supplémentaires : l'Australie, le Canada, Chypre, le Danemark, Israël et Singapour, selon CyberScoop.
Après avoir reçu une information, les chercheurs ont cartographié l'infrastructure du logiciel espion Graphite de Paragon et ont découvert des liens potentiels avec ces pays, ainsi qu'un lien possible avec la Police provinciale de l'Ontario. Le rapport approfondit également les cas précédemment signalés de logiciels espions Paragon ciblant des militants en Italie, notamment la surveillance d'un ami personnel du pape François et d'organisations impliquées dans le sauvetage de migrants en Méditerranée. L'une des personnes ciblées, le militant David Yambio, aurait été espionnée alors qu'elle partageait des informations avec la Cour pénale internationale sur des victimes de torture en Libye. Bien que Paragon affirme ne vendre ses logiciels espions qu'à des clients respectueux des droits de la personne, les conclusions du Citizen Labs contredisent cette affirmation. Amnesty International a averti que ces révélations aggravent la crise de la surveillance numérique en Europe, notamment compte tenu des risques auxquels sont confrontées les organisations humanitaires. Paragon a réagi en niant certaines allégations, mais n'a pas abordé les inquiétudes concernant d'éventuels abus.