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LONDRES
Vingt-cinq personnes ont été arrêtées dans le cadre d'une vaste opération mondiale pour avoir prétendument diffusé des images sexuellement explicites de mineurs générées entièrement par l'intelligence artificielle (IA), a annoncé vendredi Europol.
Europol a aidé les autorités de 19 pays dans une vaste opération de répression contre l'exploitation sexuelle des enfants, qui a abouti à 25 arrestations dans le monde, indique le communiqué, ajoutant que les suspects étaient membres d'un groupe criminel impliqué dans la diffusion d'images de mineurs générées par l'IA.
"La plupart des arrestations ont été effectuées simultanément le 26 février 2025 lors d'une opération mondiale (Opération Cumberland)", a-t-il noté, ajoutant que d'autres arrestations sont attendues dans les semaines à venir, l'opération étant toujours en cours.
En plus de l'arrestation de 25 personnes, les forces de l'ordre ont effectué 33 perquisitions à domicile, identifiant 273 suspects.
« Le principal suspect, un ressortissant danois arrêté en novembre 2024, exploitait une plateforme en ligne sur laquelle il distribuait le matériel généré par l'IA qu'il avait produit », indique le communiqué.
Europol a noté que l'opération Cumberland était l'un des premiers cas impliquant du matériel pédopornographique généré par l'IA (CSAM), ce qui rendait la tâche extrêmement difficile aux enquêteurs, en particulier compte tenu de l'absence de législation nationale concernant ces crimes.
« Ces images générées artificiellement sont si faciles à créer qu'elles peuvent être produites par des individus ayant une intention criminelle, même sans connaissances techniques substantielles », a déclaré la directrice exécutive d'Europol, Catherine De Bolle.
Elle a déclaré que cette situation contribue à la prévalence croissante du matériel pédopornographique et qu'à mesure que le volume augmente, il devient « progressivement plus difficile » pour les enquêteurs d'identifier les délinquants ou les victimes.
« Les forces de l'ordre devront développer de nouvelles méthodes et de nouveaux outils d'enquête pour relever ces nouveaux défis », a souligné De Bolle.