Incidents associés
Note de l'éditeur : La vision et les images de l'arrestation du Queensland sont disponibles via Hightail.
Deux Australiens font partie des 25 personnes arrêtées dans le cadre d'une opération mondiale ciblant la production et la distribution présumées de matériel pédopornographique généré par l'intelligence artificielle (IA).
L'AFP a inculpé les Australiens cette semaine dans le cadre d'une résolution mondiale pour l'opération Cumberland, qui a été menée par la police danoise et a impliqué Europol et les forces de l'ordre de 19 pays.
Un homme du Queensland, âgé de 31 ans, a été inculpé le 25 février 2025 et a été libéré sous caution par la police pour comparaître devant le tribunal le 19 mars 2025.
Un homme de Nouvelle-Galles du Sud, âgé de 38 ans, a été inculpé le 26 février 2025. Il a comparu devant le tribunal local de Downing Centre le 27 février 2025 et a été libéré sous caution pour comparaître à nouveau devant le tribunal à une date ultérieure.
Les hommes ne se connaissent pas.
L'enquête approfondie a commencé au Danemark, en Europe, lorsque la police locale a arrêté un ressortissant danois accusé d'avoir produit du matériel pédopornographique généré par l'IA et de l'avoir vendu en ligne à des utilisateurs via un service d'abonnement.
Les forces de l'ordre danoises auraient identifié 273 abonnés dans 19 pays et alerté les autorités compétentes, notamment le Centre australien de lutte contre l'exploitation des enfants (ACCCE) dirigé par l'AFP.
L'ACCCE a lancé une enquête sur les allégations selon lesquelles deux Australiens s'étaient abonnés au site illégal et a travaillé avec des agents de l'AFP en Nouvelle-Galles du Sud et dans le Queensland pour recueillir des preuves sur toute activité illégale.
À la suite de ces enquêtes, l'AFP a exécuté des mandats de perquisition cette semaine aux domiciles des hommes à Cairns, dans le Queensland, et à Toukley, en Nouvelle-Galles du Sud.
Au domicile de chaque homme, l'AFP aurait trouvé du matériel pédopornographique sur des téléphones portables et d'autres appareils électroniques. Les appareils feront l'objet d'un examen médico-légal plus approfondi.
Le commissaire par intérim de l'AFP, Kurt Wesche, a déclaré que l'enquête soulignait l'importance de la collaboration des forces de l'ordre dans le monde entier pour lutter contre ce type de crime.
"L'exploitation et les abus envers les enfants ne sont pas limités par les frontières, donc aucun pays ne peut lutter seul contre cette menace", a déclaré le commissaire par intérim Wesche.
"La technologie de l'IA est de plus en plus accessible et l'ACCCE a constaté une augmentation du matériel d'abus envers les enfants généré par l'IA au cours de l'année écoulée.
"Il est de plus en plus difficile pour la police de discerner si une image montre un vrai enfant, et nous craignons que le matériel généré par l'IA ne détourne nos ressources d'enquête de la recherche de vrais enfants qui sont maltraités et en danger.
"Bien que les enfants représentés dans ce matériel ne soient pas réels, ces réseaux criminels sont toujours impliqués dans l'exploitation sexuelle des enfants.
"En Australie, créer, posséder ou partager du contenu qui dépeint l'abus d'une personne âgée de moins de 18 ans constitue une infraction pénale ; il s'agit de matériel pédopornographique, qu'il soit « réel » ou non. »
L'homme de Cairns a été accusé de :
- Quatre chefs d'accusation de possession de matériel pédopornographique consulté ou obtenu à l'aide d'un service de transport, en violation de l'article 474.22A du Code pénal (Cth).
L'homme de Toukley a été accusé de :
- Un chef d'accusation de possession de matériel pédopornographique consulté ou obtenu à l'aide d'un service de transport, en violation de l'article 474.22A du Code pénal (Cth) ; et
- Un chef d'accusation d'utilisation d'un service de transport pour accéder à du matériel pédopornographique, en violation de l'article 474.22 du Code pénal (Cth).
La peine maximale pour chacune de ces infractions est de 15 ans d'emprisonnement.
Les enquêtes menées dans le cadre de l'opération Cumberland se poursuivent et d'autres arrestations sont attendues.
L'AFP et ses partenaires s'engagent à mettre fin à l'exploitation et à la maltraitance des enfants et l'ACCCE mène une action nationale collaborative approche.
L'ACCCE rassemble l'expertise et les compétences spécialisées dans un centre central, soutenant les enquêtes sur l'exploitation sexuelle des enfants en ligne et élaborant des stratégies de prévention axées sur la création d'un environnement en ligne plus sûr.
Les membres du public qui ont des informations sur des personnes impliquées dans des abus sur enfants sont invités à contacter l'ACCCE. Si vous savez qu'un abus se produit en ce moment ou qu'un enfant est en danger, appelez immédiatement la police au 000.
Si vous, ou une personne que vous connaissez, êtes touché par des abus sexuels sur enfants et l'exploitation en ligne, des services de soutien sont disponibles.
Une étude menée par l'ACCCE en 2020 a révélé que seulement environ la moitié des parents parlaient à leurs enfants de la sécurité en ligne. Des conseils et un soutien pour les parents et les tuteurs sur la manière dont ils peuvent contribuer à protéger les enfants en ligne sont disponibles sur le site Web de ThinkUKnow (https://www.thinkuknow.org.au/), un programme éducatif dirigé par l'AFP conçu pour prévenir l'exploitation sexuelle des enfants en ligne.
Pour plus d'informations sur le rôle de l'ACCCE, ce qu'est l'exploitation sexuelle des enfants en ligne et comment la signaler, visitez le site Web de l'ACCCE (https://www.accce.gov.au/help-and-support/who-can-help).
Note aux médias
Utilisation du terme « MATÉRIAU DE MALTRAITANCE DES ENFANTS » et non « PORNOGRAPHIE JUVÉNILE »
Le terme juridique correct est « Matériel de maltraitance des enfants » -- le passage à cette formulation faisait partie des amendements apport és à la législation du Commonwealth en 2019 pour refléter plus précisément la gravité des crimes et les préjudices infligés aux victimes.
L'utilisation de l'expression « pornographie infantile » est inexacte et profite aux agresseurs sexuels d'enfants car elle :
- indique la légitimité et la conformité de la victime et donc la légalité de l'agresseur ; et
- évoque des images d'enfants posant dans des positions « provocantes », plutôt que de victimes d'abus horribles.
Chaque photographie ou vidéo capture une situation réelle dans laquelle un enfant a été abusé.