Incidents associés
Des agents de la Police Nationale ont arrêté un mineur à Palma pour sa prétendue implication dans la création d'images de nu artificiel d'autres camarades de classe du même âge, en utilisant une application d'intelligence artificielle (IA) qui permet, à partir d'une photographie normale d'autres personnes avec des vêtements, de générer un nu artificiel avec un haut degré de réalité.
Dans un communiqué, la police a indiqué que l'enquête avait été ouverte suite à des plaintes de plusieurs victimes, qui affirmaient avoir été au courant de la diffusion de photographies sur lesquelles elles apparaissaient nues. Des photographies qu'ils ont reconnu être sur leurs réseaux sociaux mais sur lesquelles ils apparaissaient entièrement habillés.
Suite à l'enquête menée par la Brigade Provinciale de la Police Judiciaire, plus précisément par le Groupe de Délinquance Technologique (Cybercriminalité) et de Délinquance Économique de la Police Nationale de Palma, il a été découvert qu'au moins un jeune, camarade de classe des mineurs, avait extrait les images de leurs réseaux sociaux publics et les avait utilisées pour générer des nus artificiels grâce à une application d'IA.
Lorsque les proches des victimes ont vu les photographies, ils ont mentionné qu'à première vue, les photos nues de leurs filles semblaient complètement réelles et qu'il leur fallait regarder de très près pour se rendre compte qu'il s'agissait d'une sorte de trucage ou de montage, ce qui est mis en évidence par le haut degré de réalisme de la plupart des images, d'un total de cinq victimes mineures.
Les suspects étant mineurs et les photographies à caractère sexuel, les enquêteurs ont orienté l'affaire vers une forme de production de pornographie juvénile. Pour cette raison, et une fois confirmée l'implication directe du mineur dans la création des dossiers, il a été arrêté comme auteur présumé, accusé d'un délit relatif à la corruption de mineurs. Les faits ont été portés à la connaissance du parquet des mineurs des îles Baléares.
La Police a finalement rappelé que, selon le Code pénal, tout matériel qui représente visuellement une personne qui semble être mineure participant à une conduite sexuellement explicite, réelle ou simulée, ainsi que toute représentation des organes sexuels d'une personne qui semble être mineure - qu'il s'agisse d'images réalistes - à des fins principalement sexuelles, est considéré comme de la pornographie juvénile, ce qui constitue un crime dûment envisagé qui, en fonction de la participation à sa création, son téléchargement, sa possession ou sa distribution, entraîne une peine différente.