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Deepfake Recordings Allegedly Influence Slovakian Election

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En Slovaquie, la désinformation bat son plein à l'approche des législatives
france24.com · 2023

Diffusion de la propagande russe, manipulation électorale, mensonges sur la situation en Ukraine, discours haineux contre les migrants, la désinformation en Slovaquie ne s'est jamais aussi bien portée que lors de cette campagne des législatives, dont le scrutin se déroule samedi.

Le leader du SMER, Robert Fico, pose avec ses supporters lors d'un meeting à Rimavska Sobota, le 15 août 2023. © Vladimir Simicek, AFP

La désinformation bat de nouveaux records en Slovaquie. À quelques jours des législatives du 30 septembre qui pourraient entraîner un rapprochement de Moscou de ce pays de 5,4 millions d'habitants, les électeurs croulent sous une avalanche d'infox aussi bien internes que venant de l'étranger, en particulier de Russie.

"L'écosystème de la désinformation en Slovaquie (...) atteint aujourd'hui son apogée" à l'approche du vote, affirme à l'AFP Peter Duboczi, rédacteur en chef d'Infosecurity.sk, un site qui analyse les rouages de la désinformation et sensibilise le grand public sur cette question.

À voir aussiLa Russie poursuit sa guerre de l’information contre l’Otan

Selon l'organisation à but non lucratif Reset, basée à Londres, plus de 365 000 messages de désinformation liés aux élections ont été publiés sur les réseaux sociaux slovaques au cours des deux premières semaines de septembre. Les messages violant les conditions d'utilisation des plateformes et diffusant des infox ont par ailleurs généré plus de cinq fois plus d'exposition qu'un message moyen.

Une parole publique débridée

Selon Peter Jancarik, cofondateur de Konspiratori.sk, une plateforme luttant contre la désinformation en Slovaquie et en République tchèque, les premiers diffuseurs de ces fausses informations ne sont ni les influenceurs, ni les les trolls russes ou les sites conspirationnistes, mais bel et bien les hommes politiques slovaques eux-mêmes.

"La plus grande victoire de ces sites Internet qui propagent de fausses informationsn'est pas d'avoir une plus grande audience mais de voir leurs discours portés par des politiciens dans la sphère publique", analyse l'expert. "Pour de nombreux hommes politiques slovaques, la désinformation est devenue un outil de communication à part entière**."**

À commencer par l'ancien Premier ministre Robert Fico, populiste aux penchants pro-russes et favori des sondages, dont les vidéos font partie des plus populaires en Slovaquie sur Facebook, mais aussi sur YouTube et Telegram.

"Robert Fico manipule la désinformation à un tel degré que même les plus intelligents, les plus cultivés et les mieux formés des Slovaques ont du mal à la décrypter", affirme Alain Soubigou, maître de conférences en histoire de l'Europe centrale contemporaine à la Sorbonne.

Avant même le vote, Robert Fico et l'eurodéputé Milan Uhrík, leader du parti d'extrême droite Republika, avaient également mis en garde les électeurs contre une éventuelle fraude électorale, sans fournir aucune preuve de leurs affirmations, une stratégie utilisée par Donald Trump avant l'élection américaine de 2020.

Les infox massivement propagées ces dernières semaines servent aussi les intérêts russes. Robert Fico a récemment déclaré que la guerre en Ukraine avait commencé en 2014 avec des "fascistes" ukrainiens tuant des civils russes, reprenant mot pour mot le narratif de Moscou.

Andrej Danko, président du Parti national slovaque (SNS) a, quant à lui, déclaré en juillet que les territoires occupés par la Russie n'étaient pas "historiquement ukrainiens".

"Ces relais de l'influence russe ne sont pas tout à fait nouveaux", rappelle Alain Soubigou. "Une bonne partie de la classe politique a été formée à l'époque communiste et des liens ont existé au-delà de la révolution de velours de 1989."

Une cible privilégiée pour Moscou

Depuis plusieurs mois, les experts pointent le risque élevé d'ingérence russe lors de ces élections. En avril, le commissaire européen chargé du Marché intérieur, Thierry Breton, s’était inquiété d’une "guerre hybride sur les médias sociaux".

En mai, un ancien ministre slovaque de la Défense, Jaroslav Nad', avait pour sa part accusé la Russie d'avoir payé des citoyens slovaques pour faire pencher les élections en faveur du parti SMER de Robert Fico.

Depuis 2014 et l'annexion russe de la Crimée, la Slovaquie est une cible privilégiée de la désinformation en provenance de Moscou**,** dont l'ambassade en Slovaquie est un relais bien identifié.

Elle est "la plus active de toutes les ambassades russes dans le monde si l'on regarde les données de Facebook", selon Tomás Krissak, analyste chez Gerulata Technologies, une start-up spécialisée dans les menaces hybrides. "Elle diffuse également beaucoup de désinformation et de récits manipulateurs", souligne-t-il.

En mars 2022, la vidéo montrant un attaché militaire adjoint de l’ambassade russe verser de l’argent à l’un des contributeurs du plus grand site de désinformation du paysavait fait scandale. Une semaine après, Bratislava avait annoncé l'expulsion de 35 diplomates russes.

"Le gouvernement a globalement réagi trop tard et a échoué à comprendre à quel point la désinformation était un problème sérieux", déplore Peter Jancarik**,** qui pointe des tentatives insuffisantes de régulation ainsi que la responsabilité des plateformes.

Cette propagande pro-Kremlin semble avoir pris racine si l'on en croit de récents sondages. Selon une enquête d’opinion conduite par Globsec, 51 % des Slovaques estiment que la responsabilité de l'invasion russe revient à l’Ukraine et à l’Occident.

Le "maillon faible" de l'Europe ?

Selon Peter Jancarik de Konspiratori.sk, le Kremlin a su exploiter les difficultés que la Slovaquie a récemment traversées pour étendre son influence et infiltrer le discours public dans un pays où la défiance envers les médias et les partis est traditionnellement très élevée.

"Les gens ont vraiment l'impression d'être au milieu du chaos. Il y a eu la crise du Covid-19 qui a été très mal gérée. Les gens s'inquiètent des prix de l'énergie, il y a une énorme inflation et la guerre est à nos portes", résume-t-il.

"Les consommateurs slovaques ont pris la guerre en Ukraine en pleine figure. De Russie arrivait 80 % de l'énergie et les décisions prises à Bruxelles ont heurté de plein fouet les besoins en énergie de la Slovaquie", affirme Alain Soubigou.

Par ailleurs, Bratislava est confrontée, dans le Sud, à une poussée migratoire alimentant le discours de haine porté par l'extrême droite. Selon InfoMigrants, au cours des huit premiers mois de cette année, le pays a recensé environ 24 500 migrants entrés illégalement, pour la plupart depuis la Serbie via la Hongrie.

"Nous sommes le maillon faible de l'Europe et de l'Otan. Le Kremlin veut faire de nous la prochaine Hongrie et son nouveau cheval de Troie", s'inquiète Peter Jancarik.

À lire aussiLa Hongrie, cheval de Troie de la Russie en Europe ?

Mais un rapprochement de Bratislava avec la Hongrie de Viktor Orban au profit de la Russie est loin d'être évident, et ce même en cas de victoire du SMER de Robert Fico, qui retrouverait le poste de Premier ministre qu'il a déjà occupé pendant dix ans.

"La Hongrie n'est pas un pays aussi ouvert que la Slovaquie et n'a pas bénéficié d'autant d'investissements européens. Par ailleurs, la Hongrie n'a pas l'euro comme la Slovaquie, sa politique économique n'est donc pas autant accordée avec celle de Bruxelles. Enfin, il y a des anticorps dans la société civile slovaque qui n'existent pas du tout en Hongrie", décrypte Alain Soubigou. "Tous les Slovaques sont loin de tomber dans le panneau de cette propagande télécommandée depuis Moscou."

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